Interview d’Alan Lemétayer « La valeur technique est essentielle »

Formé au club d’Ernée, Alan Lemétayer est arrivé au RCF en 2002 comme joueur. Il joue à haut niveau jusqu’en 2013, complétant ainsi son activité professionnelle en tant que Prof d’EPS. Adjoint de Franck Guillier depuis 2016, il est devenu co-entraineur de l’équipe fanion pour cette saison 2020-2021. Nous faisons le point avec lui sur une saison bizarre, entre espérance d’un redémarrage et inquiétude sur le manque de possibilité pour tenir son groupe à un bon niveau physique.

Comment se passe cette sale période pour les compétiteurs que vous êtes ?

Nous sommes tous en manque…. Ce n’est pas évident car nos joueurs travaillent la journée et le soir c’est couvre-feu…. Nous n’avons qu’une séance d’entrainement le samedi, avec un complément le mercredi en distanciel pour travailler le physique, le gainage. Le niveau physique a forcément baissé, il faudra refaire une préparation quasi de 0 si nous reprenons les matches à moyen terme.

Quels sont les freins au maintien en N3 ?

Indéniablement nous pâtissons en Sarthe d’un bassin de population moins large que les autres départements de la région. Mais on doit aussi habituer les joueurs à un niveau d’exigence technique supérieur, afin de ne pas être surpris quand on monte d’un cran. Cela implique des séances d’entrainement on essaye d’être très exigeant sur l’aspect technique : la qualité des passes notamment, mais aussi l’intensité dans les enchaînements.

Vous jouez dans quel système ?

Du fait d’un manque de défenseurs latéraux, nous jouons en 3-4-3. Ce système est moins défensif que le 3-5-2, même si un système tient surtout dans l’animation qui en est faite. Pour remédier à certains manques de joueurs spécifiques, nous travaillons à les former, en mettant l’accent sur les équipes de jeunes U15 et U17. L’objectif est que chaque année, un joueur ou deux issus de la préformation viennent postuler à intégrer le groupe 1. Le couvre-feu a comme avantage que je peux participer aux séances des U17 et des U15.

Interview réalisée par Bruno Réchard, rédacteur en chef du Petit Sarthois.